L’utilisation du SISPNI :

qui entre les données
dans le système?

par Heidi J. Kuran


Noel Ayangma : coordonnateur régional du SIS (Halifax)

Natalie Beauvais (ONRIISC), Germaine Martin (CHR)
et Debbie Dedam-Montour (ONRIISC)

Certains participants aux groupes de consultation sur le SISPNI
supervisés par l’ONRIISC avaient déjà vu le système mais ne
l’avaient jamais utilisé pour la saisie de données. On l’utilise avec
succès à cette fin dans de nombreuses communautés. Tara Backman,
de la nation Sto:lo de Colombie-Britannique, a pour tâche d’entrer
les données relatives à 18 bandes. Elle a été embauchée par sa
communauté comme préposée à la saisie des données le 1er avril 2001.
Actuellement seule utilisatrice du système, elle entre dans le SISPNI
de plus en plus d’information concernant sa communauté.

Tara a donc déjà entré quelque 30 dossiers médicaux. Son ID 
utilisateur et son mot de passe lui donnent accès à tous les
sous-systèmes du SISPNI. Elle y a entré les données de base
des patients et celles relatives à leur statut immunitaire. C’est un travail

fastidieux mais elle a pris un bon départ pour le gros du travail qui lui reste
à faire. Elle trouve le système très convivial et arrive à saisir les données
très facilement.

Comme c’est le cas avec tout nouveau système, il y a des défis à relever
et ils le seront dans l’avenir. Tara a soulevé des difficultés rencontrées
dans son travail, notamment les problèmes de connexion à l’Internet
qui l’empêchent d’accéder aux dossiers pour compléter son travail.

D’autres difficultés, d’ordre moins technique, ont trait à la saisie des
données. C’est le cas avec le sous-système des programmes
d’immunisation, où la difficulté à comprendre les termes médicaux
l’empêche d’entrer le bon vaccin. Comme la seule infirmière

présente sur les lieux est très occupée, elle peut rarement s’asseoir
avec elle pour discuter de ses problèmes. Tara entre parfois les
données à partir d’anciens dossiers ou graphiques écrits à la main et
difficiles à lire. L’écriture d’une autre personne est souvent difficile
à comprendre surtout lorsqu’elle n’est pas claire. Tara est d’avis
que l’arrivée d’une infirmière enseignante dans l’équipe responsable
de la formation à l’utilisation du SISPNI sera très appréciée car elle
sera en mesure de répondre à de nombreuses questions non techniques.

Sur le plan de la formation à l’utilisation du SISPNI, Tara a suivi un
programme d’une durée de deux jours à Richmond, Colombie-Britannique.
Elle croit que c’était un peu court et elle aurait apprécié une formation plus
approfondie à la saisie de données. Elle aurait aussi aimé apprendre la
signification de certains termes médicaux utilisés dans le système. Tara
peut adresser les questions d’ordre technique à un service de soutien en
composant un numéro sans frais. Mais le service n’est pas rapide. Elle
finit souvent par trouver la solution à ses problèmes en procédant par
tâtonnement.

Richard Leikkari, Sherry Corbiere, Val Commanda,
Elizabeth Stevens, Linda Lazare, Stephanie Horne,
Denis Dokis, Rose Jacco et Carolyn Noottchatai

Wendy Lameman et sa fille, Mary Basque et Anne Marie Denny
(bureau du SIS de Halifax)

En général, Tara apprécie beaucoup le système et peut voir qu’il sera
très utile pour la production de dossiers. Elle croit qu’elle peut utiliser
les données du système plutôt que de consulter tous les dossiers
médicaux individuels sur support papier. Elle admet que plusieurs
membres de sa communauté s’interrogent sur la confidentialité et la
sécurité des données du SISPNI, mais qu’ils se sentiront plus à l’aise
d’y voir stocker les données les concernant lorsqu’ils comprendront les
niveaux de sécurité offerts par le système. Pour sa part, elle pense que
le SISPNI est sûr. Elle comprend qu’il existe différents niveaux d’accès
selon l’ID utilisateur et le mot de passe utilisés. Elle est d’avis que les
pare-feu informatiques et autres mesures de sécurité suffiront à assurer
la confidentialité des données.

Avec plus de formation, d’expérience et de soutien, Tara croit que
le SISPNI pourra constituer un outil précieux pour la
planification des activités, tant pour les membres de sa communauté
que pour les RSC. Finalement, lorsque toutes les données seront
entrées dans le système, les RSC hésiteront moins à utiliser le
SISPNI. Tara espère terminer la saisie des dossiers vers le mois
de février 2002.