Groupes de consultation
sur le SISPNI
par Heidi J. Kuran

[ Les questions suivantes
ont été posées aux
quatre groupes de consultation :]
[ OBSERVATIONS DES GROUPES DE CONSULTATION ]
LOrganisation nationale des représentants indiens
et inuits en santé
communautaire (ONRIISC) a supervisé quatre groupes de consultation
dun bout à lautre du Canada de février
à mars 2001. Ces groupes de
consultation sur le Système dinformation sur la santé
des Premières nations
et des Inuits (SISPNI) ont été formés à
Vancouver, à Regina, à Nippissing
et à Halifax. Ils réunissaient huit à douze
RSC des communautés
avoisinantes. Les endroits choisis étaient représentatifs
de lest, de
louest, du centre et du nord du pays. Comme les participants
venaient
tous dendroits différents, chacun deux avait
des commentaires
intéressants à faire sur le SISPNI.
Ces groupes de consultation ont été formés
afin de déterminer comment
les RSC utiliseraient un système informatique communautaire.
Il y avait
deux raisons dorganiser des groupes de consultation. Dabord,
pour
vérifier si les RSC utilisent actuellement le SISPNI, puis
pour
déceler ce qui fait obstacle à son utilisation,
le cas échéant. Les
groupes de consultation navaient pas pour objectif de solutionner
les problèmes ou de prendre des décisions. Leur
rôle était de permettre
à lONRIISC dencourager la discussion de groupe.
Ils ont permis
dobserver directement lattitude des RSC à légard
du SISPNI et
de mesurer leur compréhension du système.
QUEST-CE QUE LE SISPNI?
Le Système dinformation sur la santé des
Premières nations et des
Inuits (SISPNI) est un système informatisé communautaire
qui
permet de recueillir des données sur la santé des
Premières nations.
Cest un programme informatique facile à apprendre
qui fournira
aux RSC et aux autres professionnels de la santé un outil
précieux
pour accéder aux données sur la santé des
patients. La composante
en ligne du système permet daccéder aux données
à partir dun site
Web. La sécurité du site est assurée par
un pare-feu informatique.
Aucune personne non autorisée ne peut accéder au
système pour y
consulter les données.
Le SISPNI intègre douze sous-systèmes, qui servent
à recueillir de
linformation sur la santé comme linformation
de base sur les
patients : leur nom, leur adresse et leur numéro de
téléphone.
Ils permettent aussi de recueillir de linformation sur
le statut immunitaire,
les maladies à déclaration obligatoire et les maladies
chroniques. Ces
sous-systèmes aideront à trouver des façons
daméliorer la santé des
communautés des Premières nations partout au Canada.
Ils
constituent également un outil précieux pour suivre
lévolution de
maladies spécifiques aux communautés des Premières
nations et des Inuits.
La création du SISPNI remonte à 1988. Jusqualors,
il nexistait aucun
système permettant de regrouper toutes les données
sur la santé en un
seul endroit. Létude des données sur la santé
de la Région de lOntario
a démontré que le mode de collecte nétait
pas le même dans lensemble
de la province. On a alors décidé de créer
un programme informatisé
appelé Système dinformation sur la santé
(SIS) qui permettrait
duniformiser la collecte des données sur la santé
chez les Premières
nations des réserves. La Direction générale
de la santé a ensuite créé
un partenariat avec les Premières nations des réserves
et a élaboré le
SISPNI à lintention des communautés des Premières
nations du Canada.
Le système permet aux RSC et aux infirmières
déconomiser beaucoup
de temps car les dossiers médicaux sont tous regroupés
au même endroit.
On peut y stocker des dossiers informatisés sur des sujets
très
divers : linformation de base sur les patients, les
résultats de tests ou
dexamens, les données sur le statut immunitaire,
la médication, les
maladies à déclaration obligatoire, les allergies,
lhygiène de
lenvironnement, la santé publique ou psychosociale
et labus de
drogues ou autres substances. Le sous-système réservé
à limmunisation
est le plus utilisé du SISPNI.
Linformation contenue dans le SISPNI est une ressource
précieuse
aux fins délaboration de politiques sur la santé.
Les données peuvent
aider les communautés à élaborer un système
de soins médicaux adapté
à leurs besoins. Les données personnelles du système
sont strictement
protégées, et les personnes munies dun mot
de passe approprié nont
accès quà certains dossiers médicaux.
Le Système dinformation sur la santé a été
créé en vue
datteindre les objectifs suivants :
| éliminer les chevauchements, diminuer le nombre de formulaires et uniformiser la production des rapports; |
| diminuer larchivage et lextraction manuels dinformation; |
| uniformiser les pratiques de cueillette et darchivage de linformation sur la santé; |
| accroître la fiabilité de linformation sur la santé; |
| accroître la souplesse demploi et améliorer le stockage de linformation sur la santé; |
| diminuer le temps requis pour la production de rapports; |
| accroître les capacités de planification et dévaluation des programmes aux échelles communautaire, régionale et de la zone; |
| promouvoir une approche proactive plutôt que réactive dans la gestion des questions de santé relatives aux communautés; |
| habiliter les communautés des Premières nations à établir leurs priorités en matière de programmes, mesure particulièrement appropriée au transfert des services de santé aux Premières nations (27). |
Dans la Revue annuelle daoût 2000 des Programmes
de santé des
Premières nations et des Inuits de 1999-2000, les objectifs
de Santé
Canada et du SISPNI sont décrits comme suit :
« En 1999-2000, la Direction des programmes de santé
des Inuits et des
Premières nations a continué de fournir le SISPNI
aux communautés des
Premières nations et des Inuits dans lensemble du
pays et de maintenir
linfostructure et linfrastructure existantes. Au 30 mai
2000, les 271
installations de santé desservant plus de 330 communautés
des Premières
nations et des Inuits avaient accès au SISPNI. La distribution
du SISPNI
devrait se terminer en 2000-2001.
Principales activités et résultats prévus pour 2000-2001 :
| passer dune infrastructure nationale à un réseau dinfrastructures régionales multiples; |
| achever la distribution du système aux communautés; |
|
étudier la possibilité de liens avec dautres
systèmes de la DGSPNI; concevoir, mettre à lessai puis mettre en uvre ces liens; |
|
étudier la possibilité de liens avec des
systèmes provinciaux; concevoir, mettre à lessai puis mettre en uvre ces liens; |
| tenir à jour de façon continue linfostructure et linfrastructure du SISPNI » (28). |
QUELLE DÉMARCHE ONT ADOPTÉE LES
GROUPES DE CONSULTATION?
Chaque groupe de consultation a dabord commencé
par une séance
douverture au cours de laquelle était présenté
sommairement
lobjectif du projet de groupes de consultation sur le SISPNI.
Immédiatement après, un représentant local
de Santé Canada
- Programmes de santé des Premières nations et des
Inuits (PSPNI)
- a procédé à la démonstration du
fonctionnement du SISPNI pour
ensuite expliquer le rôle de Santé Canada en regard
du SISPNI,
présenter les plans de mise en uvre du système
et décrire sommairement
les avantages du SISPNI pour les communautés des Premières
nations.
Comme chaque groupe de consultation avait son propre représentant
des
PSPNI, on ne pouvait garantir la continuité de la présentation,
chaque
représentant soulignant des aspects différents du
SISPNI. Cependant,
les quatre groupes de consultation ont dû répondre
aux mêmes
questions, posées dans le même ordre, après
la démonstration.
Les groupes de consultation ont laissé à chacun
des membres
présents loccasion dexprimer leur point de
vue. Les idées mises
de lavant ont été enregistrées sur
magnétoscope et transcrites par
un archiviste présent à chacune des séances.
Le groupe de
consultation permettait dexprimer clairement et pleinement
les idées,
les préoccupations, les problèmes et les recommandations.
Les idées et les sujets présentés par les
quatre groupes étaient
étonnamment similaires et cohérents. Lévaluation
des besoins
relevés par lensemble des participants a mis en lumière
bon
nombre déléments communs entre les différentes
régions du Canada.
Les questions suivantes
ont été posées aux
quatre groupes de consultation :
I. Question dordre général
sur le rôle des RSC en regard des données sur
la santé dans la communauté.
En tant que RSC, recueillez-vous des données sur
la santé dans votre communauté?
Si oui, de quelle manière?
II. Utilisation doutils technologiques
dans la communauté et obstacles à
lutilisation du SISPNI.
Dans votre communauté, utilise-t-on des outils technologiques
modernes
dinformation (ordinateur, Internet, systèmes de base
de données)? Dans votre
communauté, a-t-on un accès adéquat à
des outils technologiques modernes et à lInternet?
Est-ce la première fois que vous voyez de quelle manière
le système fonctionne?
Avez-vous déjà utilisé le SISPNI dans votre
communauté?
Les leaders et les travailleurs de la santé de votre
communauté sont-ils en faveur de
lutilisation du SISPNI?
III. Formation aux outils technologiques et
au SISPNI.
Avez-vous déjà été formé
à lutilisation doutils technologiques dinformation
(c.-à-d. formation de base à lordinateur ou
à lInternet)?
Votre charge de travail actuelle vous laisserait-elle suffisamment
de temps pour
suivre une telle formation?
Comment devrait se dérouler la formation au SISPNI?
Quelle serait selon vous
la formation la plus efficace pour votre communauté (p. ex.,
formation de groupe,
formation sur le Web, trousses dauto-apprentissage, formation
individuelle,
formation en milieu de travail dans la communauté, formation
en dehors du
milieu de travail)?
IV. Confidentialité des données
sur la santé des Premières nations.
Avez-vous des préoccupations concernant le type
de données stockées dans le SISPNI?
Croyez-vous que la question de la confidentialité des
données sur la santé des
Premières nations ait été adéquatement
examinée dans le cadre du SISPNI?
Y a-t-il des données trop confidentielles pour être stockées dans le SISPNI?
V. Le rôle du SISPNI en regard de la
santé des Premières nations.
Croyez-vous que les avantages du système pour la
communauté et les RSC en valent
le coût et le temps?
Comment pourrait-on améliorer le SISPNI?
OBSERVATIONS DES GROUPES DE CONSULTATION
Comme les groupes de consultation représentaient quatre
régions
distinctes du Canada, les animateurs ont été amenés
à vivre une expérience
unique dans chacun des endroits choisis.
Vancouver, C.-B.
La plupart des participants du groupe de consultation de Vancouver
avaient une certaine expérience du SISPNI et étaient
impatients dassister à la
démonstration afin de comprendre comment le système
pourrait être
utilisé dans leur communauté. Lune des participantes
est dailleurs
préposée à la saisie des données et
est chargée dentrer les données de
pas moins de 18 bandes.
Après linformation préliminaire transmise
par les animateurs, les
participants ont manifesté leur intérêt pour
le système en fonction
de ce quils en avaient compris. La démonstration
était adaptée aux
diverses utilisations que les RSC pourraient éventuellement
faire des données
stockées dans le système. Cela était essentiel
aux participants disposés à
en apprendre davantage au sujet du SISPNI. La démonstration
a permis
aux membres du groupe de consultation de comprendre les nombreux
avantages quils pourraient en retirer sur le plan des soins
de santé. Ils
ont particulièrement apprécié les sous-systèmes
réservés à limmunisation
et à la santé publique, qui seraient extrêmement
précieux pour les RSC.
Selon une RSC du groupe, qui recueille des données sur
les diabétiques
de sa communauté, le sous-système réservé
aux maladies chroniques
serait un outil très précieux pour sa communauté.
Les animateurs du groupe de consultation étaient satisfaits
de lintérêt
démontré par les participants et de leur bonne volonté
dutiliser le SISPNI
dans leur communauté respective. Plusieurs participants
utilisaient déjà le
système dans leur communauté pour la saisie de données.
Lune des
communautés en question avait déjà embauché
un préposé prêt à saisir
les données. Dautres communautés étaient
sur le point de mettre le
système en place. La plupart des communautés représentées
dans le
groupe de consultation semblaient prêtes à intégrer
le SISPNI.
La plupart des participants étaient daccord sur
la nécessité dune
certaine formation pour être en mesure dutiliser efficacement
le SISPNI.
Tous ont souligné que les leaders de leur communauté
respective accordent
une grande importance à la formation, mais que leur horaire
chargé leur
permet difficilement de trouver le temps nécessaire à
y consacrer. La
plupart dentre eux ont dit avoir besoin dun meilleur
accès aux ordinateurs
et à lInternet pour pouvoir pratiquer ce quils
apprennent.
Regina, Sask.
De nombreux participants du groupe de consultation de Regina
navaient du SISPNI quune expérience très
limitée.
Le groupe sest toutefois montré très intéressé
par le système et disposé à
en apprendre davantage. Au cours de lintroduction, les animateurs
ont
appris que deux des participants travaillaient en fait directement
avec
le système à la saisie des données. On avait
vraiment le sentiment
quil sagissait dune tâche écrasante
qui venait sajouter à leurs
autres tâches. Les personnes chargées dentrer
elles-mêmes les
données considéraient comme une ressource précieuse
lembauche
dun préposé à la saisie des données.
Du fait quelles navaient pas
toutes les données dans leur système, les deux personnes
concernées
avaient limpression que le SISPNI ne produisait pas encore
de résultats
utiles pour leur communauté respective. Elles croient quune
fois toutes
les données entrées, elles pourront utiliser le
système pour produire des
rapports qui les aideront à mieux planifier les initiatives
de santé dans
leur communauté.
Après la démonstration, les participants ont
posé de nombreuses
questions sur la confidentialité et la sécurité
des données. Les
membres de ce groupe étaient très préoccupés
par la question
des personnes autorisées à accéder aux données
du système et
par la façon dont les données seraient utilisées.
Lexplication du
système de sécurité en place a aidé
le groupe à mieux comprendre
la protection offerte par le SISPNI. Le groupe de consultation
de
Regina semblait disposé à accepter le système
à condition que des
mesures de confidentialité rigoureuses soient mises en
place. La
question la plus importante était de savoir si les données
seraient ou
non utilisées à lextérieur de la communauté
ainsi quaux niveaux
régional et national. On a donc expliqué que lutilisation
des données
serait dans tous les cas réservée à la communauté
concernée, qui
jouirait dune autorité absolue en la matière.
Ici encore, les obstacles à lutilisation doutils
technologiques et du
SISPNI étaient le manque de formation et le manque daccès
facile à lordinateur. Tous les participants ont compris
lutilité de
lordinateur dans leurs tâches quotidiennes, mais la
plupart dentre
eux nen possèdent pas au travail. Dans un cas en
particulier, il ny a
quun ordinateur pour tout un bureau et de nombreux employés
doivent en partager lutilisation.
Nippissing, Ont.
Le SISPNI a suscité beaucoup denthousiasme dans
le groupe de
consultation de Nippissing. La démonstration a fait comprendre
aux
participants les possibilités du SISPNI en terme déconomie
de temps
et donc les avantages immenses quils pourraient en retirer
dans
lexécution de leurs tâches quotidiennes. Le
groupe a formulé
plusieurs idées intéressantes, dont lune,
tout à fait originale, qui
consisterait à créer un réseau dentraide
en partageant les connaissances
entre les utilisateurs. En Ontario, le représentant de
Santé Canada pour
le SISPNI recommande aux utilisateurs de sentraider et met
souvent
de nouveaux utilisateurs en contact avec dautres, plus expérimentés.
Les personnes chargées de la saisie des données
ont une connaissance
approfondie du système quelles peuvent partager avec
les novices,
auprès de qui elles jouent ainsi le rôle denseignants.
Ici aussi, le manque daccès aux outils technologiques
est cité comme
obstacle à lutilisation du SISPNI. Des participants
ont mentionné navoir
quun seul ordinateur pour toute une clinique. Ils ont aussi
souligné le besoin
de formation non seulement à lutilisation doutils
technologiques mais à la
terminologie médicale afin de comprendre la signification
des données quils
entrent dans le système.
Les participants disent que les communautés qui montrent
le
plus dintérêt pour le système sont celles
où les leaders
encouragent son utilisation et ont contribué à convaincre
les gens
de sa valeur.
Halifax, N.-É.
Les participants du groupe de consultation de Halifax navaient
que peu, voire aucune expérience du SISPNI. Lun dentre
eux navait vu
le système que plusieurs années auparavant. Comme
celui de Regina, le
groupe était préoccupé par les questions
de confidentialité et
dappropriation des données. Une participante a dit
se méfier de voir les
données la concernant stockées dans le système.
Elle craint que
dautres RSC ou dautres collègues puissent avoir
accès à ses
antécédents médicaux.
La plupart des participants avaient limpression de ne
pas avoir été
suffisamment formés à lutilisation doutils
technologiques tout
particulièrement à la saisie de données confidentielles
sur la santé. Ils
ont souligné que leur charge de travail leur a difficilement
permis de
participer aux programmes de formation et que la formation nest
pas une priorité dans certaines communautés. À
leur tour, les
participants de Halifax ont mentionné que les ordinateurs
étaient plutôt
rares et que, dans un cas précis, on allait même
jusquà les verrouiller
pour en limiter laccès. Les participants nutilisent
pas couramment
lordinateur ou lInternet au travail. On a aussi noté
que les
communautés concernées ne sont peut-être pas
suffisamment en
faveur de lutilisation doutils technologiques et ce,
parce que les
directeurs des services de santé ne préconisaient
pas lutilisation de
tels outils ou du SISPNI au niveau communautaire.
Les commentaires des groupes de consultation indiquent que
le manque
daccès à lordinateur et à lInternet
demeure un obstacle à lutilisation
de systèmes comme le SISPNI. Lutilisation de lordinateur
est encore
une tâche nouvelle pour de nombreux RSC, et la plupart dentre
eux
nont pas daccès facile et individuel à
lInternet. Plusieurs membres
des groupes de consultation étaient davis que lentrée
de données
dans le système exigerait trop de travail de leur part
et quelle
empêcherait les RSC daccomplir leurs tâches
de soignants. Sans
garantie de financement de la part de Santé Canada en ce
qui
concerne lembauche dun préposé à
la saisie des données, de
nombreux participants des groupes de consultation demeurent peu
convaincus de lefficacité du SISPNI.
Les RSC jugent important de recevoir une formation efficace
au
SISPNI pour se familiariser avec le système. Tous les groupes
de
consultation ont souligné que le manque de formation fait
obstacle
à lutilisation de linformatique. Les RSC désirent
être formés aux
outils technologiques, mais de nombreux RSC dexpérience
sont
âgés et nont que peu dexpérience,
voire aucune, avec lordinateur
ou lInternet. Les groupes de consultation reconnaissent
le besoin de
formation additionnelle aux outils technologiques des RSC et autres
professionnels de la santé. Pour contribuer à léducation
technologique
des communautés des Premières nations et des Inuits,
la formation
doit être axée sur lacquisition de compétences
techniques. On doit
aussi examiner les questions relatives à la confidentialité
des données.
La démarche de transfert de la responsabilité
du SISPNI du
gouvernement aux communautés des Premières nations
est amorcée.
Au cours des quelques prochaines années, les obstacles
à
lutilisation du SISPNI ne seront pas dordre technique,
mais
concerneront plutôt les questions dappropriation et
de contrôle
des données ainsi que laccès à ces
données. Les Premières nations
et les Inuits ont besoin de formation et de compétences
en gestion de
la santé axées sur les communautés afin de
répondre à leurs propres
exigences en matière de données sur la santé.
Comme il nexiste aucune
donnée à leffet quun style de formation
serait plus efficace quun autre,
les Premières nations ont une excellente occasion de déterminer
le
mode dapprentissage qui leur convient le mieux. Linformation
recueillie auprès des groupes de consultation indique que
si le SISPNI
répond actuellement à de nombreux besoins en matière
de collecte de
données, les versions futures du système permettront
de mieux répondre
à bien dautres besoins encore. Les Premières
nations doivent
contribuer à trouver des options additionnelles répondant
à leurs
besoins. Pour que les RSC se sentent à laise avec
le SISPNI, ils
doivent avoir un système qui réponde à leurs
propres besoins.
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