Séance de formation des formateurs à Vancouver!

par Lylee Williams


Photos : Tous les formateurs ont été formés à la section Mouvement par Judy Rourke, aidée de Star Horn (à gauche), en C.-B. dans un merveilleux décor printanier.

Au cours du mois d’avril 2003, dix formateurs autochtones venus de partout au Canada se sont réunis pendant trois jours à Vancouver pour participer à la séance de formation des formateurs de l’ONRIISC sous le thème Atteindre le cœur du Cercle.

Ces dix personnes ont été sélectionnées parmi les nombreux répondants à l’« Appel aux formateurs » publié dans un magazine Le Lien précédent. Comment a-t-on procédé à la sélection? Les critères de sélection reposent essentiellement sur les expériences de vie et professionnelles des demandeurs ainsi que sur leurs compétences, leurs motivations à devenir formateurs et leur niveau d’études si cela est pertinent au type de formation offert.

S’adressant principalement aux représentants en santé communautaire (RSC) afin de les aider dans leur travail, ce modèle de formation vise l’acquisition de connaissances et de compétences dans de nouveaux domaines. La formation se veut intensive et vise notamment deux objectifs :

1.aider les formateurs à acquérir des compétences qu’ils pourront utiliser dans leur profession;
2.permettre aux participants de se familiariser suffisamment avec les compétences et les techniques présentées au cours de la formation pour qu’ils puissent, en retour, offrir une formation similaire aux personnes intéressées.

En d’autres mots, la formation a un effet d’entraînement dans le sens où une personne formée dans un environnement de groupe est ensuite en mesure d’utiliser ses connaissances, ses compétences et la documentation reçue pour former d’autres groupes. Dans le cas de la séance de formation Atteindre le cœur du Cercle, le second groupe en vue est constitué des RSC qui ont participé à l’assemblée annuelle et à la séance nationale de formation de l’ONRIISC. La formation qu’ils y ont reçue leur sert de modèle, qui peut être adapté pour tenir compte du style d’enseignement d’un formateur donné. Et l’effet d’entraînement se poursuit. En ce qui concerne la plupart des séances de formation des formateurs de l’ONRIISC, l’organisation a déjà consacré une année ou plus à la recherche poussée, à la rédaction et à la préparation de la documentation sous la direction d’un comité directeur national dont les membres possèdent des connaissances spécialisées dans le domaine concerné.

Cette année, la formidable éducatrice de la Colombie-Britannique Judy Rourke était au poste de formatrice nationale. Elle avait sous sa tutelle les dix formateurs autochtones suivants : Alfred Moses (T.N-O.), Cheri Corbiere (Ont.), Lylee Williams (Qc), Arlene Vrtar-Huot (Alb.), Sylvia Nagy (Sask.), Jackie Hans (C.-B.), Marlene Lightning (Alb.), Ruby Glabus (Alb.), Gérard Raharolahy (Qc) et Susan Prince (Man.).

Comme l’indiquent leurs réponses aux deux questions ci-dessous, les dix participants ont exprimé leur reconnaissance et leur appréciation d’avoir eu le privilège de participer à la séance de formation de Vancouver :

Quel aspect de la formation avez-vous aimé?

« Le fait pour les participants de partager leurs
expériences. »
« L’approche adoptée, qui m’a permis de bien
comprendre. »
« L’approche claire et systématique de Judy. Elle avait
déjà préparé des transparents pour rétroprojecteur et
des documents à l’intention des participants. »
« Les participants avaient le temps de partager entre
eux et se montraient ouverts aux idées des autres. »
« J’ai aimé apprendre à communiquer avec les aînés. »
« J’ai apprécié la bonne humeur et le soutien mutuel. »

Quel aspect de la formation appliquerez-vous
immédiatement dans votre travail?

« J’apprécie davantage les aînés et je réfléchis à des
manières de les intégrer davantage à la collectivité. »
« Le concept du Cercle d’influences. »
« Les exercices physiques, les exercices d’estime de soi
et les volets touchant au mental et au corps.
J’aimerais bien regarder la vidéo en compagnie de
notre RSC et de nos infirmières. »
« La prière d’ouverture. »
« Le besoin d’être préparé — en d’autres mots, d’avoir
des connaissances préalables. »
« L’outil de dépistage nutritionnel. »
« Davantage d’interaction à domicile avec les aînés.
L’évaluation à domicile de la prévention des
blessures. »
« Être en mesure de faire rapport à mon superviseur. »

Ces commentaires montrent bien que les formateurs ont non seulement acquis des connaissances et des compétences qu’ils utiliseront dans leur collectivité respective, mais qu’ils ont aussi eu beaucoup de plaisir à apprendre! Il est à souhaiter que l’effet d’entraînement se poursuivra et que de plus en plus d’aînés de nos collectivités pourront recevoir des soins bien mérités.