Le rire :
la meilleure médecine!

 

par Lylee Williams

L’Organisation nationale des représentants indiens et inuits en santé communautaire a eu l’honneur de bénéficier de la commandite de catégorie Platine de Donna Cona, l’une des entreprises de technologie de l’information autochtones de premier rang au Canada. Outre la commandite du déjeuner de la première journée de la conférence, les représentants de l’entreprise ont fourni de l’information et ont répondu aux questions concernant leur organisation à partir de leur kiosque de la salle d’exposition.

À l’occasion du déjeuner, les délégués ont aussi eu droit à un exposé humoristique d’une durée de 20 minutes présenté par Audrey Lawrence, directrice du service de consultation gestionnelle de Donna Cona. Le titre de l’exposé, « Keeping Light When The Work Gets Heavy! » (Conserver le sens de l’humour lorsque la tâche s’alourdit) était approprié à l’audience essentiellement composée de représentants en santé communautaire, bien connus pour leur habileté à gérer de lourdes charges de travail. La question suivante adressée à l’auditoire résume son propos : « Pourquoi reconnaît-on maintenant l’importance de l’humour dans le milieu de travail? » La réponse tient aux faits suivants : l’humour diminue le stress et procure une sensation de bien-être; on ne peut à la fois se sentir bien et être stressé! L’humour stimule les différents systèmes physiologiques de l’organisme, y compris les muscles, la respiration et le système cardiovasculaire. Mme Lawrence a étoffé ses propos en rappelant que les personnes qui savent faire preuve de souplesse d’esprit sont plus à même de s’adapter aux différentes situations sans risque d’être écorchées au passage!

ha ha ha!

Le rire peut être thérapeutique pour toutes les personnes quels que soient leur âge et leur état de santé. Selon la Dre Annette Goodheart, « le rire sain qui ne cherche pas à ridiculiser mais à rapprocher comporte des bienfaits physiologiques, psychologiques et spirituels ». Elle ajoute que le rire est inné et que nous apprenons à devenir sérieux.

Un exemple remarquable de la puissance de guérison du rire est celui du regretté Norman Cousins, connu pour avoir recouvré la santé par le rire et qui a raconté son histoire dans le livre intitulé Anatomy of an Illness. On avait diagnostiqué chez lui une maladie rare et invalidante s’apparentant à l’arthrite et appelée spondylarthrite ankylosante qui entraîne la dégénérescence du collagène, le tissu fibreux qui relie les cellules de l’organisme. Paralysé et n’ayant plus que quelques mois à vivre, il a pris congé de l’hôpital pour s’installer dans un hôtel où il a laissé de côté la méthode traditionnelle de traitement pour entreprendre un traitement conçu par lui-même basé sur des doses extrêmement élevées de vitamine C et sur le rire. Pour rire sans cesse, il regardait des films comme les comédies des Marx Brothers et des épisodes d’une émission de télévision populaire des années 1960, Candid Camera. Tout au long de son traitement, il travaillait avec son médecin, qui l’aidait à mobiliser sa capacité de rire, son courage et sa détermination pour activer avec succès la puissance de guérison naturelle de son corps. C’est une histoire remarquable qui démontre que l’esprit et le corps peuvent, ensemble, surmonter la maladie.

Depuis le récit de Norman Cousins de 1979 sur la puissance de guérison du rire, le nombre de chercheurs qui s’efforcent de mesurer l’effet de l’humour sur la santé a connu une forte augmentation. L’un d’eux, Lee S. Berk, Ph.D., a étudié l’effet de la dépression, du stress et d’autres émotions négatives sur le système immunitaire. Il a par ailleurs étudié l’effet des émotions positives sur le bien-être physique. Selon l’article intitulé Researchers Harness the Power of Humor de Rebecca A. Clay, disponible sur Internet à www.artsci.gmcc.ab.ca, M. Berk et ses collègues ont établi que le rire joyeux améliore les fonctions du système immunitaire à plusieurs points de vue :

-le niveau de cortisol (qui inhibe le système immunitaire) chute de façon marquée;
le niveau d’immunoglobulines augmente (elles agissent comme -l’un des mécanismes de défense les plus importants de -l’organisme contre les infections);
le degré d’activité des cellules NK augmente de manière importante (ces cellules recherchent et détruisent les cellules anormales);
-la quantité d’interférons (cytokines) gamma plasmatiques augmente de plus du double (les interférons améliorent le fonctionnement du système immunitaire).

Selon W. F. Frye, M.D. et professeur clinicien de psychiatrie à la Stanford University Medical School, le rire serait une forme de « jogging intérieur », d’exercice aérobique, et rire 100 fois équivaudrait plus ou moins à s’exercer pendant dix minutes sur une machine à ramer ou pendant quinze minutes sur un vélo d’exercice. M. Berk résume ainsi l’essentiel des résultats de la recherche sur le rire et la maladie : « Le rire est dangereux pour votre maladie. »

 

Hi Hi Hi!!

Les petites phrases qui suivent, tirées de l’exposé de Mme Audrey Lawrence, soulignent avec humour le rôle du rire dans notre vie :

Si vous êtes trop occupé pour rire, vous êtes simplement trop occupé! Parfois vous êtes l’arroseur, parfois l’arrosé!