Séance de formation
Apprendre à réagir à la divulgation de cas
d’abus sexuel

 « Dans tous les cas d’abus sexuel, la faute incombe à l’agresseur. »

Arlene Vrtar-Huot – Infirmière auxiliaire et RSW, Arlene est une Métisse originaire de la Saskatchewan. Elle termine actuellement son baccalauréat en travail social à la University of Victoria.

La divulgation de cas d’abus sexuel peut être délicate et aussi dévastatrice. Les RSC peuvent, à bien des égards, aider une personne à révéler pareille
information. Aussi doivent-ils continuer à se renseigner du mieux possible sur les cas d’abus sexuel dans leur communauté respective.

Il est probable que le RSC soit la première personne à qui soit révélé un cas d’abus sexuel. À l’échelle communautaire, les RSC sont souvent sur la première ligne en ce qui a trait aux questions de santé. Ils ont besoin des compétences qui leur permettront de réagir adéquatement à pareille situation car il est très important pour la victime de sentir qu’elle peut parler de ce qui lui est arrivé en toute sécurité.

Chez les enfants, la douleur et les traumas associés aux actes d’agression sexuelle se répercutent souvent jusque dans la vie adulte. Comme les RSC
rencontrent surtout des adultes victimes d’abus sexuel, les discussions ouvertes sur les conséquences des actes d’abus sexuel chez les enfants peuvent leur donner l’occasion d’apprendre beaucoup de choses sur la façon de réagir à de telles révélations.

Dans la plupart des cas d’abus sexuels perpétrés contre des enfants, l’agresseur a recours à la ruse, aux récompenses, à la manipulation ou à la force pour parvenir à ses fins. Les enfants n’en parlent pas parce qu’on leur a dit de ne pas le faire, parfois même en leur faisant des menaces. Les enfants ont souvent l’impression que ce qui leur arrive est de leur faute, ils ont honte et ont l’impression que personne ne peut les aider. Les enfants ne mentent généralement pas lorsqu’il s’agit d’abus sexuel. Souvent, lorsqu’un
enfant a été agressé, ses frères et sœurs ou d’autres membres de la famille sont aussi victimes d’abus sexuel. Les cas d’abus sexuel se produisent dans les familles de toutes les classes sociales, quels que soient la
culture, la race et le niveau de revenu. La faute incombe toujours à l’agresseur.

Dans la communauté autochtone, de nombreux cas d’abus sexuel remontent à l’époque des pensionnats. Les auteurs des agressions étaient des personnes non autochtones en position de pouvoir par rapport aux victimes. On compte autant de victimes masculines que de victimes féminines. Il y a plus d’auteurs d’agression sexuelle de sexe féminin qu’on le croit. Les victimes d’abus sexuel souffrent de dépression, d’un sentiment de perte et du sentiment que leur enfance leur a été volée. Ils sont nombreux à devenir eux aussi auteurs d’agressions sexuelles.

Il est utile aux RSC d’apprendre à intervenir dans les cas de révélation d’abus sexuel. Ils disposent de nombreuses ressources et d’information très utile susceptibles d’aider les membres de leur communauté respective à surmonter la douleur associée à la révélation de pareils actes.