Douze mythes répandus concernant
le syndrome dalcoolisation ftale

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(Adapté de Community
Action Guide: Working Together for the Prevention of Fetal Alcohol
Syndrome, tel quadapté de Ann Streissguth, Ph.D.,
University of Washington, MYTHE n° 1 Le SAF est synonyme de débilité mentale. FAIT: Certaines personnes atteintes du SAF souffrent de débilité mentale et dautres, non. Dautres ont une intelligence normale, voire supérieure à la normale. Même lorsque le cerveau est atteint, chaque personne a ses propres forces et ses propres faiblesses. MYTHE n° 2 Les troubles de comportement liés au SAF et aux EAF résultent tous dun rôle parental déficient. FAIT: Certainement PAS! Les dommages au cerveau peuvent entraîner des troubles de comportement car les personnes atteintes ne peuvent traiter linformation comme le font les personnes normales. Les enfants qui souffrent de dommages cérébraux posent un défi aux parents, et ces derniers ont davantage besoin daide et de soutien que de critiques et de jugements. MYTHE n° 3 Les enfants qui souffrent du SAF sen sortent en grandissant. FAIT: Malheureusement, ce nest pas le cas! Le SAF dure toute la vie et ce, même si les symptômes et les problèmes qui lui sont associés peuvent changer avec lâge. MYTHE n° 4 Admettre quun enfant souffre de dommages au cerveau équivaut à labandonner à son sort. FAIT: Nous nabandonnons JAMAIS les enfants qui souffrent de problèmes, quels quils soient. Nous devons plutôt nous efforcer de comprendre les besoins des enfants atteints du SAF et de trouver de quelles manières nous pouvons les aider. MYTHE n° 5 Le fait de diagnostiquer le SAF chez un enfant a pour conséquence de « létiqueter » pour la vie. FAIT: Le diagnostic renseigne sur la nature du problème, aide à trouver un traitement approprié et évite de sefforcer de répondre à des attentes irréalistes. MYTHE n° 6 Les personnes atteintes du SAF peuvent être aidées de manière efficace par un seul organisme ou par la discipline. FAIT: Les besoins des personnes atteintes du SAF sont tels quils exigent de nombreuses interventions ainsi que la coopération entre de nombreux services communautaires. MYTHE n° 7 Les personnes atteintes du SAF qui nagissent pas dune manière jugée responsable manquent de motivation. FAIT: Il est plus probable quil sagisse de troubles de mémoire, de linhabilité à résoudre efficacement les problèmes ou simplement de limpression dêtre accablées. MYTHE n° 8 Les moyens scientifiques actuels permettent de résoudre les problèmes liés au SAF. FAIT: TOUS les aspects du SAF, dont lépidémiologie (létude de lincidence dune maladie), la prévention et lintervention et le traitement précoces, doivent encore faire lobjet de recherches.
![]() MYTHE n° 9 Le problème du SAF disparaîtra de la société. FAIT: Le SAF est évitable, mais la consommation dalcool fait tellement partie des murs quil est nécessaire de continuer à sattaquer de manière pratique et réaliste au problème de labus dalcool. MYTHE n° 10 Les femmes qui donnent naissance à des enfants atteints du SAF ont choisi de boire pendant la grossesse sans se soucier des torts quelles pouvaient faire subir à leur enfant. FAIT: Il nest jamais facile de surmonter un problème dalcoolisme. La grossesse est une excellente occasion pour les femmes alcooliques de cesser de boire ou de diminuer leur consommation. Elles ont besoin de respect, de compréhension, dattention et de soutien pour y parvenir. MYTHE n° 11 Lincidence du SAF est plus élevée dans les collectivités des Premières nations. FAIT: Le SAF est lié à la consommation dalcool pendant la grossesse et non à une race ou à une ethnie. Le degré de consommation dalcool et les valeurs culturelles qui y sont liées varient dune communauté des Premières nations à lautre et il en va de même pour la prévalence du SAF. MYTHE n° 12 On peut empêcher les femmes enceintes qui ont des problèmes dalcool ou de drogues de consommer en les emprisonnant ou en les plaçant en centre de traitement. FAIT: Lalcool et la drogue
sont disponibles partout dans notre société, même
dans les endroits dits « protégés ».
Plutôt que dimposer une solution à ces femmes,
il est préférable de soutenir leurs efforts en
vue dadopter des habitudes de vie saines, pour elles et
pour leurs enfants. |