Douze mythes répandus concernant
le syndrome d’alcoolisation fœtale

 

 

 

 

 

 

 

 (Adapté de Community Action Guide: Working Together for the Prevention of Fetal Alcohol Syndrome, tel qu’adapté de Ann Streissguth, Ph.D., University of Washington,
au site Web http://www.mcf.gov.bc.ca/child_protection/fas/fas2c.htm)

MYTHE n° 1 Le SAF est synonyme de débilité mentale.

FAIT: Certaines personnes atteintes du SAF souffrent de débilité mentale et d’autres, non. D’autres ont une intelligence normale, voire supérieure à la normale. Même lorsque le cerveau est atteint, chaque personne a ses propres forces et ses propres faiblesses.

MYTHE n° 2 Les troubles de comportement liés au SAF et aux EAF résultent tous d’un rôle parental déficient.

FAIT: Certainement PAS! Les dommages au cerveau peuvent entraîner des troubles de comportement car les personnes atteintes ne peuvent traiter l’information comme le font les personnes normales. Les enfants qui souffrent de dommages cérébraux posent un défi aux parents, et ces derniers ont davantage besoin d’aide et de soutien que de critiques et de jugements.

MYTHE n° 3 Les enfants qui souffrent du SAF s’en sortent en grandissant.

FAIT: Malheureusement, ce n’est pas le cas! Le SAF dure toute la vie et ce, même si les symptômes et les problèmes qui lui sont associés peuvent changer avec l’âge.

MYTHE n° 4 Admettre qu’un enfant souffre de dommages au cerveau équivaut à l’abandonner à son sort.

FAIT: Nous n’abandonnons JAMAIS les enfants qui souffrent de problèmes, quels qu’ils soient. Nous devons plutôt nous efforcer de comprendre les besoins des enfants atteints du SAF et de trouver de quelles manières nous pouvons les aider.

MYTHE n° 5 Le fait de diagnostiquer le SAF chez un enfant a pour conséquence de « l’étiqueter » pour la vie.

FAIT: Le diagnostic renseigne sur la nature du problème, aide à trouver un traitement approprié et évite de s’efforcer de répondre à des attentes irréalistes.

MYTHE n° 6 Les personnes atteintes du SAF peuvent être aidées de manière efficace par un seul organisme ou par la discipline.

FAIT: Les besoins des personnes atteintes du SAF sont tels qu’ils exigent de nombreuses interventions ainsi que la coopération entre de nombreux services communautaires.

MYTHE n° 7 Les personnes atteintes du SAF qui n’agissent pas d’une manière jugée responsable manquent de motivation.

FAIT: Il est plus probable qu’il s’agisse de troubles de mémoire, de l’inhabilité à résoudre efficacement les problèmes ou simplement de l’impression d’être accablées.

MYTHE n° 8 Les moyens scientifiques actuels permettent de résoudre les problèmes liés au SAF.

FAIT: TOUS les aspects du SAF, dont l’épidémiologie (l’étude de l’incidence d’une maladie), la prévention et l’intervention et le traitement précoces, doivent encore faire l’objet de recherches.

MYTHE n° 9 Le problème du SAF disparaîtra de la société.

FAIT: Le SAF est évitable, mais la consommation d’alcool fait tellement partie des mœurs qu’il est nécessaire de continuer à s’attaquer de manière pratique et réaliste au problème de l’abus d’alcool.

MYTHE n° 10 Les femmes qui donnent naissance à des enfants atteints du SAF ont choisi de boire pendant la grossesse sans se soucier des torts qu’elles pouvaient faire subir à leur enfant.

FAIT: Il n’est jamais facile de surmonter un problème d’alcoolisme. La grossesse est une excellente occasion pour les femmes alcooliques de cesser de boire ou de diminuer leur consommation. Elles ont besoin de respect, de compréhension, d’attention et de soutien pour y parvenir.

MYTHE n° 11 L’incidence du SAF est plus élevée dans les collectivités des Premières nations.

FAIT: Le SAF est lié à la consommation d’alcool pendant la grossesse et non à une race ou à une ethnie. Le degré de consommation d’alcool et les valeurs culturelles qui y sont liées varient d’une communauté des Premières nations à l’autre et il en va de même pour la prévalence du SAF.

MYTHE n° 12 On peut empêcher les femmes enceintes qui ont des problèmes d’alcool ou de drogues de consommer en les emprisonnant ou en les plaçant en centre de traitement.

FAIT: L’alcool et la drogue sont disponibles partout dans notre société, même dans les endroits dits « protégés ». Plutôt que d’imposer une solution à ces femmes, il est préférable de soutenir leurs efforts en vue d’adopter des habitudes de vie saines, pour elles et pour leurs enfants.