Projets communautaires

L’Alberta fait preuve d’esprit novateur

 

 RICHARD JENKINS

« Personnellement, je me sens nerveux. C’est ma première vidéo », affirme Richard Jenkins, coordonnateur régional de l’Alberta. Il nous parle ici de la toute nouvelle vidéo de NECHI dont il a supervisé la production et qui s’intitule Inside and Out: The Impacts of Second Hand Smoke on Pregnant Women and their Unborn Child.

Richard n’a aucune raison de s’inquiéter : l’Alberta est l’une des régions les plus novatrices au Canada en matière de lutte au tabagisme chez les Premières nations. « Je me sens nerveux, répète-t-il, mais je suis aussi très enthousiaste à l’idée qu’il y aura une autre vidéo autochtone que les gens pourront utiliser comme bon leur semble. » La vidéo est offerte avec un guide de l’animateur et sera disponible en trois langues : pieds-noirs, dénée et crie.

Outre la vidéo Inside and Out, de nombreux autres projets très intéressants sont prévus en Alberta.

Nos forces

Ceremonial Use – Not Daily Abuse; Help Me Measure Up! est le thème de la campagne de promotion de la santé régionale destinée aux enfants, aux jeunes, aux adultes et aux aînés des Premières nations de l’Alberta. Les outils utilisés au cours de la campagne seront un graphique de croissance, des livres à colorier et des macarons présentant l’image de la plante de tabac et de ses fleurs, de la cigarette, du tabac à priser, de la pipe sacrée et des visages d’enfants. Help Me Measure Up! marquera le lancement, en Alberta, de la Stratégie de lutte contre le tabagisme des Premières nations et des Inuits. 
Richard est d’avis que l’un des principaux outils de la campagne est le graphique de croissance qui mesure l’usage traditionnel et non traditionnel du tabac. « Et comme il s’agit justement d’un graphique de croissance, il sera populaire auprès des petits enfants, qui voudront se faire mesurer. C’est un outil interactif. Ils voudront se faire mesurer, du moins ceux qui mesurent moins de cinq pieds, car c’est la hauteur du graphique. »

Ailleurs, les tribus assujetties au traité n° 7 effectuent une campagne utilisant les panneaux publicitaires, et le conseil tribal examine comment cultiver à nouveau le tabac de façon naturelle et selon une approche sacrée. Cela a pour but « de mettre fin à la dépendance des Premières nations à l’égard du tabac manufacturé lorsqu’elles ont besoin de tabac pour accomplir leurs cérémonies et faire des offrandes aux aînés et aux personnes jouant un rôle traditionnel », précise Richard.
Il y a aussi une grosse bouteille surmontée d’une tête de poupée et qui renferme un « fœtus ». On l’appelle Smoky Sue Smokes for Two. Comme toute la saleté provenant des cigarettes que fume la poupée s’accumule à la partie supérieure de la bouteille, il est possible de voir l’effet du tabagisme sur l’organisme (vous pouvez voir une photo de la poupée Smoky Sue à
http://home.pacbell.net/stoppreg/smoke.htm.

Le Réseau jeunesse autochtone a produit un manuel visant à aider les jeunes à cesser de fumer. Il sera distribué dans les communautés des Premières nations de toute la province. Le manuel est disponible en ligne sur le site du Réseau jeunesse autochtone à
http://ayn.ca/quit/en/manual_pdfs/tobacco_manual72.PDF.

 

Idées fausses

Richard est d’avis que les campagnes antitabac précédentes n’ont peut-être pas donné de bons résultats parce qu’elles ciblaient les jeunes mais étaient menées par des adultes. « La participation des jeunes n’était pas suffisante, souligne-t-il. Son expérience lui a aussi enseigné que les gens peuvent se faire bien des fausses idées sur les ateliers de lutte au tabagisme.
« Nous avons embauché une animatrice de groupe de discussion qui devait visiter les différentes communautés avec de nouvelles mamans et des femmes enceintes. Elle a constaté que même si les femmes participaient aux séances de thérapie de groupe, les sentiments de colère et de culpabilité et les attitudes défensives subsistaient car elles croyaient que NECHI visait à les convertir. Mais NECHI ne venait que pour évaluer leurs connaissances, pour voir de quelle manière aborder la situation et quels messages seraient les plus appropriés. »


La formation des groupes de discussion a été très instructive. L’une des réponses à la question « Quelle est l’approche la plus efficace? » était que les messages antitabac devraient être humoristiques. « Recourir à l’humour propre à la culture » était un élément important. On a demandé, par exemple, que Don Bernstein prépare quelque chose sur le tabagisme.

En ce qui le concerne, Richard dit que sa grand-mère est atteinte d’un cancer du poumon lié au tabagisme et qu’elle n’en a peut-être plus pour longtemps à vivre. « Elle fume encore », ajoute-t-il. Mais Richard ne suit pas son exemple. « J’ai commencé à fumer à l’âge de 18 ans et j’ai arrêté pour la première fois à 20 ans, explique-t-il. J’ai commencé à souffrir de problèmes respiratoires après être déménagé à Toronto à l’âge de 19 ans. La médecin qui m’a fait subir des examens m’a demandé si je fumais. Lorsque j’ai répondu que oui, elle m’a expliqué ce qui arrivait à mes poumons à cause de la cigarette. La façon dont elle a décrit ce qui arrivait à chacun de mes lobes pulmonaires m’a fait suffisamment peur pour me convaincre d’arrêter de fumer pendant plusieurs mois. Il m’a fallu en fait quelques années de plus pour cesser définitivement. J’ai fumé ma dernière cigarette en 1991. De toute façon, je ne pense pas que la cigarette convenait à mon image – la plupart des gens disaient que j’avais l’air soit bizarre soit stupide lorsque je fumais. Je me suis dit que je voulais avoir l’air ni bizarre ni stupide. Et ma vanité m’a probablement sauvé d’un cancer du poumon. »

DEBORAH SCHWARTZ

Deborah Schwartz est consultante en santé des Autochtones au ministère de Santé de la Colombie-Britannique et est chargée de coordonner la Stratégie autochtone de lutte contre le tabagisme. Elle est membre du cercle consultatif et est coordonnatrice régionale pour la Colombie-Britannique. Lorsqu’elle était dans la vingtaine, elle a repris contact avec sa culture métisse et a appris l’usage traditionnel du tabac. Cela a eu sur elle une influence majeure et lui a permis de cesser de fumer. Elle a agit en tant qu’animatrice lors de la réunion du cercle consultatif de mars dernier.

Liane Balaban : Quelle est la situation des Premières nations de la Colombie-Britannique en ce qui a trait au tabagisme?

Deborah Schwartz :
Les statistiques y sont les mêmes que dans le reste du Canada. Le taux de tabagisme est deux à trois fois plus élevé que celui de la population canadienne. Dans certaines régions, les fumeurs comptent pour plus de 70 % de la population. Mais chez les Autochtones de formation universitaire, 10 % seulement sont des fumeurs. Il est donc faux d’affirmer que tous les membres des Premières nations et tous les Autochtones sont des fumeurs. Nous savons que beaucoup d’autres facteurs entrent en considération, notamment le niveau de scolarité. Mais nous savons aussi que le taux de tabagisme est très élevé et cela nous préoccupe beaucoup car il est évident qu’un grand nombre de personnes tomberont malades et mourront à cause de cela et ce, au moment même où nous rassemblons nos forces et affirmons notre volonté de lutter contre ce problème.

Parlez-nous de la Stratégie autochtone de lutte contre le tabagisme dans votre région.

Nous en sommes à notre troisième année d’activité et nous comptons actuellement quelque 70 communautés qui mettent en place des projets de lutte au tabagisme. Il s’agit d’un programme en trois étapes : les représentants communautaires ont suivi au mois d’octobre dernier une formation au cours de laquelle ils ont reçu de l’information sur le tabagisme et ont appris à organiser des groupes de soutien à l’intention des fumeurs et à leur offrir un soutien individuel. En janvier, ils ont recruté des fumeurs de leur communauté respective dans le but de les faire participer à l’événement HONOUR YOUR HEALTH CHALLENGE. Cet événement s’adresse aux gens qui désirent cesser de fumer pour un mois, diminuer leur consommation ou faire de leur maison un endroit sans fumée. De nombreuses options leur sont offertes. Au cours de ce mois, les organismes des communautés autochtones leur offrent de l’information et du soutien. À la fin du mois de mars, un animateur et un participant de chaque programme viennent de Vancouver et participent à une célébration et à un événement de création de réseau. Un grand festin et des ateliers sont organisés pour l’occasion.

Quelle est la signification des festins dans les cultures des Premières nations?

Les festins font partie intégrante des cultures autochtones. On les organise pour les funérailles, les mariages et pour souligner le moment où l’enfant reçoit son nom. Les festins servent à marquer un événement important. Il s’agit d’un concept profond.

MAINTENIR LES TRADITIONS VIVANTES EN LUTTANT CONTRE LE TABAGISME

En quoi la Stratégie autochtone de lutte contre le tabagisme diffère-t-elle des approches habituelles?

Il y a d’abord le fait que chaque communauté l’applique de manière légèrement différente. Dans toutes les approches, on donne de l’information de base sur la cessation du tabagisme, les stades du changement, le Zyban, les timbres – et toutes les autres pratiques habituelles. Notre projet est unique parce que nous intégrons aussi les activités traditionnelles comme l’étuve et l’apprentissage de l’artisanat traditionnel dont la fabrication de paniers de cèdre et de couvertures. Les fumeurs peuvent aussi apprendre la pêche. Beaucoup de personnes ont perdu ces habiletés. Comme la culture des peuples de la côte est axée sur la pêche, le fait de réapprendre à attraper le poisson et à le fumer est une merveilleuse surprise pour eux. Cela réussit vraiment à les convaincre de participer à de tels groupes antitabac.

Quels sont les liens entre les pratiques traditionnelles et la cessation du tabagisme?

Les peuples des Premières nations font face à de nombreux problèmes. Pour amener les gens à s’intéresser au problème du tabagisme, nous devons établir un lien explicite avec la survie des peuples des Premières nations. Plus encore, nous devons souligner qu’il ne s’agit pas uniquement d’un problème personnel, mais bien de la survie de nos nations. Notre slogan est : « Mettre fin au tabagisme : une autre façon de maintenir notre nation forte! » L’apprentissage des pratiques traditionnelles contribue en outre à nous apprendre qui nous sommes, ce qui nous rend uniques. Cela suscite l’enthousiasme des gens vis-à-vis du changement. Sur le plan pratique, l’une des principales préoccupations des personnes qui cessent de fumer est la suivante : « Que faire de mes mains et de mon temps? » L’apprentissage des pratiques traditionnelles est donc une merveilleuse activité pour les fumeurs aux prises avec les symptômes de sevrage.

Il est aussi utile à un autre point de vue. Les psychologues nous disent que le fait d’acquérir de la confiance en soi dans un domaine quelconque de notre vie nous aide aussi à acquérir de la confiance dans d’autres domaines. Lorsque j’apprends à fabriquer un panier que je n’aurais jamais cru pouvoir faire, cela m’aide à trouver la confiance nécessaire pour cesser de fumer.

En outre, l’isolement et l’aliénation culturelle influent sur l’habitude de fumer. Le simple fait, pour des membres de la communauté, de se réunir autour d’une activité positive contribue à la guérison. Cela est d’autant plus vrai pour les femmes, car elles se sentent alors plus appréciées. Vous devez croire qu’il en vaut la peine de lutter et de s’en sortir. Vous ne trouverez aucune motivation à cesser de fumer si vous avez l’impression que cela n’en vaut pas la peine. Les habiletés qui vous donnent l’impression d’être plus compétent vous permettent de vous percevoir autrement : vous méritez qu’on prenne soin de vous et avez les compétences nécessaires pour prendre soin de vous-même.

LES RAISONS POUR CESSER DE FUMER

Les gens ont donc besoin de trouver de bonnes raisons pour cesser de fumer?

Les gens ont besoin de raisons fortes et convaincantes pour cesser de fumer. Dire aux peuples des Premières nations que « cela peut les tuer » n’est peut-être pas une bonne raison à invoquer, car ils souffrent de dépression. Le taux de suicide chez les jeunes de certaines communautés est parfois très élevé. Un jeune de la Colombie-Britannique a même dit que « l’on accorde trop de valeur à la longévité ». Il n’avait certes pas l’impression d’avoir beaucoup de possibilités ou d’avoir beaucoup à attendre de la vie. Nous devons donc aider les gens à trouver des raisons d’arrêter de fumer.

Comment pouvons-nous aider les gens à trouver de telles raisons?

En leur faisant rencontrer des gens intéressants qui ont à cœur leur santé. En leur procurant non pas une source de motivation, mais d’inspiration. En leur présentant des gens, vieux ou jeunes, qui sont des modèles de comportement inspirants. Le simple fait d’écouter le récit de leur vie et de partager leurs connaissances – voilà ce qui est inspirant. Il peut s’agir d’un aîné qui parle des médicaments traditionnels ou de sa vision de la vie. Ou encore d’un jeune qui parle de son désir d’étudier et de partir éventuellement à la ville pour y travailler comme avocat ou infirmier – de tels récits sont des sources d’inspiration et amènent les gens à croire à leur propre potentiel.

Vous dites que les groupes font aussi des activités comme la natation et la marche. Comment cela les aide-t-il?

Les composantes du programme comme l’exercice physique, la consommation d’eau, la nutrition et le fait de porter attention à la qualité de son sommeil et à son degré de stress contribuent à améliorer d’autres problèmes de santé dont pourraient souffrir les gens, notamment le diabète et les maladies cardiaques. En outre, certains fumeurs qui se joignent aux groupes souffrent d’autres problèmes et d’autres types de dépendance. La participation à un groupe de cessation du tabagisme permet aux gens de se sentir moins montrés du doigt – c’est là un autre avantage secondaire mais très important associé à ce type de programme.

LES LEÇONS À TIRER DU CAMPING SAUVAGE

Selon vous, y a-t-il des programmes ou des expériences qui se démarquent nettement des autres?

Il y avait un groupe de dix hommes du nord-ouest de la Colombie-Britannique. Leur animateur, qui était conseiller en matière d’alcool et de drogues, les a conduits dans un camp en pleine nature à dix heures de bateau de toute civilisation. Ils s’étaient préparés en discutant de leurs raisons de vouloir cesser de fumer et de leurs attentes, et savaient donc dans quoi ils s’embarquaient. Mais ils ont rencontré toutes sortes de difficultés.

L’animateur avait précisé aux participants qu’ils ne devaient pas souffrir d’autres formes de dépendances car ils seraient en forêt pendant dix jours. Mais chacun d’entre eux avait aussi une dépendance à une substance autre que la nicotine. Ils ont menti parce qu’ils voulaient faire partie de l’excursion. Tous fumeurs, ils avaient en fait accepté de faire partie du groupe pour lutter contre leurs autres dépendances. Trois d’entre eux étaient cocaïnomanes, et les autres étaient alcooliques.

Ils étaient donc tous aux prises avec différents symptômes de sevrage lorsque la génératrice est tombée en panne au premier jour. Privés de leur source de chaleur, ils ont décidé de poursuivre l’expérience plutôt que de lancer un appel à l’aide par radio. Ils se retrouvaient donc dans une tout autre situation car il leur fallait couper sans cesse du bois pour se chauffer. Ils ont dû adapter leur rythme à celui de la terre, c’est-à-dire se lever et coucher avec le soleil. Tout leur rythme de vie a changé pour s’adapter au cycle de la nature. Ils ont beaucoup chassé et ont tué plusieurs animaux. Ce fut l’occasion pour l’aîné du groupe d’enseigner aux autres à chasser de manière traditionnelle et sacrée. Et ce fut aussi l’occasion de mettre en pratique l’usage traditionnel du tabac.

Quel a été le résultat de cette expérience? Quelle a été la réaction du conseiller?

Le conseiller a dit qu’il est impossible de proposer un programme de cessation du tabagisme dans le cadre duquel on doit sans cesse couper du bois, transporter de l’eau et souffrir du froid. Mais cela a été efficace parce que les participants ont dû se préoccuper de leur survie quotidienne. Tout le monde a oublié sa dépendance pendant les dix jours. La plupart n’ont pas retouché à la cigarette, à l’alcool ou à la cocaïne pendant les mois qui ont suivi. Lorsqu’ils sont revenus dans la communauté, ils ont été accueillis avec un festin.

Avez-vous d’autres récits de ce genre à partager?

Dennis Nicholas (un aîné de Kanehsatake) dit que certains de nos aînés les plus sages sont en fait des enfants. Et nous avons certainement pu le constater au cours de notre programme. Une femme qui passait prendre quelque chose au bureau avait amené sa fille avec elle. Tout le personnel du centre de santé se trouvait à l’extérieur en train de fumer. La petite fille, âgée d’environ sept ans, a lancé : « Je n’arrive pas à croire que vous être tous là dehors à fumer alors que vous êtes supposés être des travailleurs de la santé. » Cette simple remarque d’un enfant a eu un effet considérable sur eux, et les a fait réfléchir à l’exemple qu’ils donnaient. Le changement peut donc survenir de manière très inattendue.

PAUKTUUTIT : LES INUITS ET LE TABAC

Le tabagisme et le tabac sans fumée présentent un danger majeur pour la santé et le bien-être de la population inuite actuelle et constituent une menace pour la survie des générations futures.

C’est un fait généralement connu que le taux de tabagisme observé chez les jeunes et les adultes inuits est jusqu’à trois fois plus élevé que le taux moyen observé dans la population canadienne, les enfants inuits commençant à fumer à un âge si jeune que la situation est alarmante : 8 % d’entre eux sont déjà fumeurs vers l’âge de neuf ans.

Et, alors que les peuples des Premières nations ont un lien traditionnel sacré avec le tabac, un tel lien n’a jamais existé chez les peuples inuits. Le tabac n’a jamais fait partie de leur mode de vie traditionnel.
Le tabagisme touche cependant la vie de presque toutes les familles inuites, que ce soit sous forme de tabac à priser ou à chiquer, de cigarettes ou encore de fumée secondaire. La plupart des enfants naissent dans des familles où au moins un des membres fume, et dans des communautés où la grave pénurie de logement et les logements étriqués et surpeuplés accentuent chez tous les conséquences négatives de la fumée secondaire.

Looee Okalik, intervenante auprès des jeunes de Pauktuutit, observe toutefois que « les nuages commencent à se dissiper au-dessus de la tête des jeunes en ce moment ». Le soleil commence enfin à percer grâce aux surprenantes initiatives à l’intention des enfants et des jeunes mises de l’avant par le Centre des femmes de Pauktuutit. Les marionnettes traditionnelles Takuginai ont été intégrées à toutes sortes de médias dans le but d’informer les jeunes sur le tabagisme. On pense notamment à la série de sketchs humoristiques de la Inuit Broadcasting Corporation préconisant la cessation du tabagisme. Il y a aussi un livre d’histoires destiné aux jeunes et intitulé Grampa and His Pipe qui présente la famille de marionnettes Takuginai s’efforçant d’apprendre comment s’aider les uns les autres et aider les membres de la communauté à diminuer leur consommation de tabac. Ce livre est disponible en différents dialectes régionaux.

Looee nous rappelle que les aînés d’une communauté doivent faire partie intégrante de tout mouvement de sensibilisation au tabagisme. « Les aînés remarquent les personnes qui ont cessé de fumer et leur disent à quel point elles sont belles et que leur visage est radieux », dit-elle.

 

Ressources inuites

Inuit & Tobacco: A Report under the National Inuit Use Reduction Campaign (publié en 1995).

Guidelines for Inuit Communities: Working on Reducing Tobacco Use (publié en 1995).

Aniqsaattiarniq- Breathing Easy: Tobacco Recovery Resource Materials (publié en 2000). Disponible en anglais seulement.

Suvaguuq – the National Newsletter on Inuit Social and Cultural Issues

Vidéo – Breathing Easy in Your Community - How to use the Community Resource kit – Une vidéo de formation à l’usage des travailleurs de la santé (chaque copie comprend une partie en anglais d’une durée de 17 minutes et une partie en inuktitut d’une durée de 17 minutes).

Inuit Broadcasting Corporation : Les aventures des marionnettes Takuginai.

Le livre d’histoire Grampa and His Pipe (en anglais).

Pour de plus amples renseignements sur les documents ci-dessus, de même que sur les affiches, les dépliants et bien d’autres ressources encore, communiquez à l’adresse suivante :
Pauktuutit Inuit Women’s Association
192, rue Bank
Ottawa (Ontario)
K2P 1W8
Tél. : (613) 238-3977; téléc. : (613) 238-1787