RÉCEPTIVITÉ DES COMMUNAUTÉS ET MEILLEURES PRATIQUES EN MATIÈRE DE CESSATION DU TABAGISME

Vous ne pouvez pas vendre à quelqu’un ce dont il ne veut pas. Supposez par exemple que vous vouliez acheter un pantalon. Vous savez que vous ne voulez rien d’autre : ni short, ni souliers, ni chandail. Vous ne voulez qu’un pantalon. Imaginez maintenant que vous entriez dans un magasin de vêtements et que le vendeur vous harcèle pour vous vendre un tee-shirt. Croyez-vous qu’il pourrait vous convaincre? C’est peu probable. Vous sortiriez sans doute du magasin pour aller acheter votre pantalon ailleurs.

Et bien, c’est la même chose pour les programmes antitabac. Pour qu’ils soient efficaces, les communautés doivent les exiger d’elles-mêmes. Il est donc très important de bien percevoir les sentiments d’une communauté donnée en ce qui a trait au tabagisme et aux programmes antitabac.

Mais qu’est-ce que la réceptivité? C’est la volonté de discuter des problèmes et c’est aussi la mesure dans laquelle les leaders communautaires sont prêts à prendre les moyens nécessaires pour régler ces problèmes.

Mais qui sont nos leaders? Toute personne qui prend une initiative peut être considérée comme un leader. Il peut s’agir d’aînés, de travailleurs communautaires voire d’enfants. L’enfant qui dit à son père : « Papa, je veux que tu arrêtes de fumer parce que je ne veux pas que tu meures » prend une initiative. Nos animateurs régionaux peuvent aussi vous fournir plus d’information sur ce que vous pouvez faire pour aider votre communauté.

Comment pouvez-vous juger si votre communauté est prête pour de tels programmes? Commencez par interroger les gens sur les enjeux en question. « Sur une échelle de un à dix, dites-moi à quel point la question de l’abus du tabac est importante pour vous? » Pour une personne aux prises avec des problèmes de violence familiale ou de pauvreté, la question du tabagisme n’est peut-être pas une priorité. Certaines communautés peuvent faire face à des problèmes qu’elles jugent plus importants que la question du tabagisme. Posez alors une seconde question : « Si cela est important, croyez-vous de tels changements possibles et pensez-vous que vous seriez en mesure de les réaliser? »

On distingue plusieurs degrés de réceptivité. Toutes les communautés ne se retrouvent pas nécessairement exactement dans les catégories de la liste ci-dessous. Une communauté donnée peut se retrouver dans plus d’une catégorie à la fois ou passer d’une catégorie à une autre.

DEGRÉS DE RÉCEPTIVITÉ

1. La tolérance : La communauté tolère la situation présente. Elle ne fait rien pour la changer.
2. Le déni : La communauté refuse d’admettre le problème que constituent le tabagisme et le tabac à chiquer. La raison suivante est parfois invoquée : « Nous n’avons pas besoin d’un programme car nous avons d’autres problèmes plus sérieux à régler. »
3. La vague prise de conscience : La communauté est consciente du problème de l’abus du tabac, mais ne croit pas que des mesures soient nécessaires.
4. La planification préliminaire : La communauté est consciente du problème qui se vit à l’échelle locale et a recueilli de l’information sur la nature et l’ampleur du problème.
5. La préparation : La communauté tente d’organiser un programme. Des gens engagés essaient de le mettre sur pied. Ils peuvent être à la recherche de fonds ou avoir déjà planifié le programme.
6. L’initiation : Le programme démarre.
7. L’institutionnalisation : Le programme est en place, la communauté l’appuie, et la plupart des membres de la communauté croient qu’il s’agit d’une bonne idée.
8. La confirmation : Le programme prend de l’ampleur, et les autorités locales l’appuient.
9. La professionnalisation : La communauté recueille maintenant de l’information précise et sur le tabagisme (au moyen d’enquêtes ou en organisant des groupes de discussion par exemple). Elle conçoit des programmes destinés à différents types de fumeurs, comme les femmes enceintes ou les adolescents. Tous les membres de la communauté sont d’avis que ces programmes sont une bonne idée. Le personnel est très bien formé.

Lorsque l’attitude de la communauté à l’égard des programmes antitabac est connue, on peut décider des meilleures stratégies à adopter. En voici quelques exemples.

LE STADE DU DÉNI

Renseignez les leaders de la communauté et les groupes communautaires sur le tabagisme. Vous pouvez leur raconter à quel point le tabagisme a été néfaste pour un membre de la communauté. Connaissez-vous quelqu’un dont le grand-père est décédé d’un cancer du poumon lié au tabagisme? Les anecdotes locales sont très efficaces pour ouvrir les yeux des gens et leur faire vraiment comprendre la nature du problème. De simples questions suffisent parfois à aller au-delà du stade de déni. Rappelez-vous toutefois que les questions du genre : « Ne savez-vous pas que le tabagisme est mauvais pour la santé? », formulées sur un ton de reproche, peuvent n’avoir pour effet que de renforcer l’attitude de déni. Évitez-les. Posez plutôt des questions neutres qui forcent les gens à réfléchir. Par exemple : « Comment vous sentez-vous lorsque vous fumez? »

LE STADE DE LA VAGUE PRISE DE CONSCIENCE

Renseignez la communauté sur le problème du tabagisme que vivent des communautés similaires. Pourquoi le tabagisme est-il un problème dans ces communautés? Vous pouvez organiser une campagne médiatique dans la communauté pour souligner les conséquences de l’abus du tabac et les avantages d’un changement d’habitudes. Les fumeurs préfèrent généralement les annonces qui parlent des avantages liés à l’abandon du tabagisme plutôt que de ses terribles conséquences. Encore une fois, les récits personnels sont de très bons outils. Les récits positifs qui racontent de quelle manière une personne a cessé de fumer ou combien d’argent elle a épargné en n’achetant plus de cigarettes sont efficaces car ils donnent de l’espoir aux fumeurs plutôt que de les blâmer.

LE STADE DE L’INSTITUTIONNALISATION

À ce stade, la communauté pourrait faire quelque chose pour souligner le dur labeur de ses leaders ou des participants aux programmes antitabac. On peut organiser un banquet en l’honneur d’un travailleur de la santé ou une fête pour souligner les efforts d’une personne qui a réussi, pour ses enfants, à faire de son foyer un endroit sans fumée.

 

LE STADE DE LA CONFIRMATION
À ce stade, la communauté pourrait commencer à examiner de plus près les tendances liées au tabagisme. Elle pourrait étudier différents groupes de fumeurs, comme les aînés et les enfants, et tenter de déterminer les circonstances qui les poussent à fumer. Les résultats de la recherche pourraient ensuite être rendus disponibles à l’ensemble de la communauté.

Pour décider des meilleures mesures à prendre pour une communauté donnée, il est important de demander, et non de dire, à ses membres ce dont ils ont besoin. Ces derniers sont les mieux placés pour savoir quelles mesures seront ou non efficaces car ils sont les seuls à connaître leurs vrais besoins.

 

LES MEILLEURES PRATIQUES EN MATIÈRE DE CESSATION DU TABAGISME

Nous connaissons les taux alarmants de tabagisme qu’affichent les communautés autochtones. Examinons maintenant quelques suggestions pour cesser le tabagisme. Et pourquoi ne pas commencer par la cigarette elle-même! Quels sont ses composants? Pourquoi engendre-t-elle la dépendance? Est-il vrai que les cigarettes « légères » sont moins nocives que les cigarettes ordinaires?

 

LE TABAC
Seule une fraction du tabac contenu dans une cigarette provient de la feuille de la plante. Le contenu d’une cigarette est en majeure partie une substance appelée « tabac reconstitué ». Ce dernier provient essentiellement de tiges de tabac broyées qui sont ensuite aplaties en feuilles. On vaporise la feuille de nicotine et d’autres substances, dont 600 additifs chimiques. L’ammoniac est utilisé pour favoriser la diffusion de la nicotine, et le chocolat, pour masquer le goût amer du tabac. La feuille est coupée pour lui donner l’apparence d’une feuille de tabac hachée.

LE PAPIER
Le papier détermine la vitesse de combustion de la cigarette et la quantité de fumée émise. Comme le tabac, le papier à cigarette renferme de nombreuses substances chimiques, dont l’anhydride titanique, également présent dans le combustible pour moteur à réaction. On l’utilise pour maintenir la combustion de la cigarette et pour assurer la circulation uniforme de la fumée à chaque bouffée. Les substances chimiques présentes dans le papier sont en partie responsables de nombreux incendies causés par la cigarette. Les fabricants commencent tout juste à se pencher sur ce problème.

LE FILTRE
L’usage du filtre a commencé à se répandre en 1954, après que les médecins et les chercheurs eurent commencé à faire connaître au public les effets nocifs du tabagisme. De nos jours, des fabricants de cigarettes vantent au public les vertus d’un « filtre à charbon de bois » qui, selon eux, éliminerait certaines substances toxiques de la fumée. Il n’existe toutefois aucune preuve que les cigarettes munies de tels filtres soient beaucoup moins dangereuses pour la santé du fumeur. Les cigarettes « légères » renferme le même tabac que les cigarettes ordinaires. Elles sont dites « légères » parce que leur filtre compte un plus grand nombre de trous et laisse simplement passer plus d’air frais lorsque les cigarettes sont testées sur un appareil. L’appareil détecte une quantité moindre de goudron et de nicotine parce qu’une plus grande quantité d’air est aspirée avec la fumée. Mais en réalité, les fumeurs bloquent ces trous additionnels avec leurs lèvres et continuent d’aspirer les taux élevés de goudron et de nicotine dont ils ont tant besoin.

 

POURQUOI LES GENS CONTINUENT-ILS DE FUMER?


La grande majorité des fumeurs connaissent les risques pour la santé associés au tabac. Alors, pourquoi continuent-ils de fumer? Ils le font parce que la cigarette soulage la tension et le stress, augmente leur concentration, permet de maîtriser leur appétit et qu’elle leur procure une sensation de bien-être. Le tabagisme est un moyen de faire face à des situations difficiles. C’est un mécanisme d’adaptation.
Bien sûr, les raisons de fumer diffèrent d’une personne à l’autre. Pour certaines femmes, par exemple, l’habitude de fumer procure un sentiment de maîtrise d’elles-mêmes. Les femmes qui ont l’impression de n’avoir aucune emprise sur leur vie ressentent parfois un sentiment de pouvoir à l’idée de décider à quel moment elles fumeront leur cigarette.

LA DÉPENDANCE
Quels sont les facteurs en jeu?

LA NICOTINE
C’est la substance de la cigarette susceptible d’entraîner une dépendance. À cet égard, la nicotine est plus puissante que l’héroïne et la cocaïne (selon le US Surgeon General). Elle est extrêmement toxicomagène lorsque inhalée ou fumée, mais ne l’est pas sous forme de timbre. On peut dire que la cigarette est au timbre de nicotine ce que le crack est à la cocaïne. Le crack et la cigarette sont beaucoup plus toxicomagènes en raison de la façon dont la nicotine est absorbée par le corps. Le timbre est la solution!

L’HÉRÉDITÉ
La dépendance à l’égard d’une substance donnée dépend de votre constitution. Plus les centres du plaisir de votre cerveau ressentent fortement la stimulation que procure une substance donnée, plus vous êtes à risque de développer une forte dépendance.

L’ENVIRONNEMENT
Lorsque la cigarette est présente partout et qu’il est facile de s’en procurer, les risques de commencer à fumer sont plus élevés. Cela est également vrai lorsque l’on se retrouve souvent parmi des fumeurs.

LE FABRICANT
Le fabricant de cigarettes exerce un contrôle énorme sur de nombreux facteurs. Il décide des substances qui entrent dans la fabrication des cigarettes (les taux de nicotine, de goudron, etc.). Il exerce un impact sur l’environnement par la publicité et en luttant contre les règlements antitabac.

Tous ces aspects jouent un rôle en regard de la dépendance. Ne se soucier que d’un seul d’entre eux ne permet pas d’avoir une vue d’ensemble. Au moment d’élaborer les programmes, il importe de garder à l’esprit tous ces facteurs. Le tabagisme ne se limite pas à l’effet de la nicotine sur le cerveau ou à la facilité avec laquelle on peut se procurer des cigarettes. Il s’agit d’un problème complexe à facettes multiples.

 

POURQUOI EST-CE SI DIFFICILE DE CESSER DE FUMER?

Les êtres humains sont des êtres d’habitudes et ils ont la faculté d’apprendre très rapidement. Par exemple, lorsque vous apprenez à faire de la bicyclette, vous l’apprenez pour la vie. Ce que vous avez appris s’enracine au plus profond de vous, fait partie de vous. Il en va un peu de même pour le tabagisme : l’habitude de fumer peut aussi devenir un comportement profondément enraciné. Supposons qu’un fumeur prend chaque jour 200 bouffées de cigarettes. Un tel geste devient automatique. Il allumera la prochaine cigarette sans même y réfléchir.

 

LES FACTEURS CLÉS POUR CESSER DE FUMER

  • Fixer une date précise.
  • Chercher de l’aide.
  • Chercher un soutien social auprès des membres de la famille ou des amis. (L’aidant choisi devrait être une personne qui n’induira pas à la tentation de fumer.)
  • Recourir à la pharmacothérapie par l’utilisation de timbres, de gomme à mâcher ou du Zyban.
  • Dresser un plan pour éviter les situations à risque élevé. (Elles diffèrent pour chaque personne. La personne habituée d’accompagner son café du matin d’une cigarette pourrait décider de prendre son café dans un endroit pour non-fumeurs. Une autre personne pourrait décider de dîner avec un ami non-fumeur plutôt qu’avec le copain habituel, qui est fumeur.)
  • Prendre des mesures pour ne pas recommencer à fumer, comme visiter un groupe de soutien plusieurs mois après avoir cessé de fumer.

Le simple fait d’aborder la question du tabagisme dans une conversation peut amener un fumeur à réfléchir à son problème de dépendance. Une démarche simple à la portée de tous les travailleurs de la santé qui s’adressent à des patients est celle proposée dans le 4A PROGRAM : demandez aux patients s’ils fument; conseillez à tous les fumeurs de cesser de fumer; évaluez leur volonté de cesser de fumer; et aidez-les en fonction de leur degré de réceptivité au changement.

Pour déterminer à quel point un fumeur est prêt à cesser de fumer, on peut utiliser le modèle intitulé STADES DU CHANGEMENT. Les changements suivent un mouvement en spirale et non une ligne droite. Le patient peut se trouver à différents stades au même moment, et les différents stades peuvent se présenter selon un ordre différent, voire à rebours.

1) Stade de la pré-réflexion : Le fumeur n’est pas conscient de son problème et ne désire pas changer ses habitudes.

2) Stade de la réflexion : Le fumeur n’a encore pris aucune décision mais réfléchit à la possibilité de changer ses habitudes. Il peut se demander, par exemple, quels amis il devra éviter s’il veut cesser de fumer.

3) Stade de la préparation : À ce stade, le fumeur est prêt à cesser de fumer. Il a décidé de changer ses habitudes et prend des mesures concrètes. Il peut, par exemple, commencer à compter le nombre de cigarettes qu’il fume chaque jour.

4) Stade de l’action : Le fumeur commence à modifier son comportement.

5) Stade de la persévérance : La personne a cessé de fumer. Elle est en voie de devenir un non-fumeur, mais peut encore ressentir le besoin de fumer et des symptômes de sevrage.

Il arrive que les fumeurs ne soient tout simplement pas prêts à cesser de fumer. Si c’est le cas, n’argumentez pas.

Questionnez-les au sujet du tabagisme. La meilleure chose à faire est de les amener à réfléchir à leur comportement. Demandez-leur quels sont les avantages du tabagisme, puis, quels sont ses inconvénients. Aidez-les à éliminer les obstacles. Recherchez avec eux des façons d’arrêter de fumer. Procédez à tout petits pas.

Un autre aspect important du processus de cessation du tabagisme consiste à déterminer le degré de dépendance d’une personne à la cigarette. Il est plus difficile pour les gros fumeurs de cesser de fumer. Une façon simple de déterminer le degré de dépendance à la nicotine d’une personne consiste à lui demander quand elle fume sa première cigarette de la journée. Si elle le fait au cours des 30 premières minutes qui suivent le réveil, elle est très dépendante.
On peut aussi mesurer son degré de dépendance en lui demandant d’énumérer les symptômes de sevrage ressentis lorsqu’elle a tenté de cesser de fumer.

Les symptômes de sevrage comprennent notamment l’envie irrésistible de fumer, l’état de manque, l’irritabilité, l’anxiété, le manque de concentration, les troubles du sommeil, les étourdissements et les maux de tête. La dépression est un autre symptôme méconnu du sevrage; c’est aussi l’une des raisons qui poussent en premier lieu les gens à fumer. Un conseil pour aider un fumeur aux prises avec des symptômes de sevrage consiste à souligner leurs effets positifs. Par exemple, la mauvaise toux qui affecte certaines personnes qui ont cessé de fumer ne signifie pas qu’elles ont attrapé un rhume ou une grippe, mais que leurs poumons commencent finalement à se rétablir.


Le traitement à la nicotine sert à atténuer certains symptômes de sevrage causés par la cessation du tabagisme. Les formes les plus fréquentes sont le timbre et la gomme à mâcher, qui contiennent tous deux de la nicotine. Ils créent une dépendance moindre en raison du mode d’absorption de la nicotine. Ce traitement est très efficace et devrait être recommandé. Il est préférable pour les patients de le poursuivre que de recommencer à fumer. Le traitement à la nicotine ne s’adresse toutefois pas aux femmes enceintes et aux personnes à risque de crise cardiaque.
Le Zyban est une pilule sans nicotine qui atténue l’envie irrésistible de fumer et dont les effets secondaires sont minimes (on l’utilise aussi comme antidépresseur). On recommande de le prendre au moins une semaine avant de cesser de fumer. Le Zyban a notamment pour effet de rendre le goût de la cigarette désagréable, ce qui aide le fumeur à modifier ses habitudes. Le mauvais goût diminue aussi le plaisir associé à la cigarette. Contrairement aux utilisateurs de timbres, les patients qui prennent le Zyban peuvent continuer à fumer.


DERNIERS CONSEILS PRATIQUES SUR LA
CESSATION DU TABAGISME

Pour augmenter l’estime de soi d’une personne qui tente d’arrêter de fumer, soulignez ses succès. Lorsque, après plusieurs jours sans fumer, elle se relâche et prend une cigarette, tâchez de déceler les aspects positifs de la situation. Vous pourriez, par exemple, lui dire quelque chose du genre : « Hé bien! Vous avez tenu le coup aussi longtemps! Comment avez-vous pu n’en fumer qu’une seule? »

La même stratégie ne convient pas à tous. Offrez au patient plusieurs choix possibles (groupes de soutien, traitement à la nicotine, counselling individuel, etc.).

Les modèles de comportement peuvent avoir un impact majeur. Le fait de souligner qu’une vedette du cinéma ou qu’un héros local ne fume pas peut avoir un effet considérable sur un fumeur ou sur un fumeur potentiel. Les récits de non-fumeurs peuvent être une source d’inspiration, surtout s’ils ont déjà fumé et qu’ils sont parvenus à se défaire de leur habitude.

Rappelez-vous que le tabagisme aide les gens à surmonter des problèmes sous-jacents (de l’abus de drogues à la violence familiale). Lorsqu’ils cesseront de fumer, ils devront réellement faire face à leurs autres problèmes.